M. Emmanuel Grégoire attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les enjeux de financement des opérateurs de l’État, notamment concernant le musée du Louvre. Premier musée du monde par sa fréquentation, le Louvre joue un rôle essentiel dans la valorisation du patrimoine national et dans le rayonnement international du pays.
Or, dans le contexte budgétaire actuel et le risque de l’absence d’examen de la seconde partie du projet de loi de finances pour 2026, la pérennité des moyens alloués aux opérateurs culturels de l’État et leur capacité à remplir leurs missions est remise en cause. Les autorisations d’engagement allouées au musée du Louvre (P175) dans le PLF pour 2026 sont en baisse, établis à 100 425 874 euros alors qu’ils étaient de 105 664 526 euros dans la loi de finances initiale de 2025. Le risque de fragilisation de cette institution, tout comme des autres musées, est ainsi accru, face à des charges croissantes liées à la conservation des collections, à l’accueil du public et au développement de projets éducatifs et scientifiques. Cette incertitude budgétaire est d’autant plus incompréhensible au regard des récents évènements dont a été victime cette institution culturelle. Elle interroge également sur la capacité de l’État à garantir un financement stable et adapté aux besoins des opérateurs culturels, dans un contexte où la demande de médiation et de diffusion culturelle est en constante augmentation.
Il lui demande donc de préciser ce qui est prévu en la matière, en indiquant les mesures spécifiques que le Gouvernement entend prendre pour garantir la continuité des activités du Louvre en l’absence potentielle de débat parlementaire sur la seconde partie du PLF, ainsi que les actions envisagées pour préserver la sécurité et l’attractivité du Louvre malgré les contraintes budgétaires.
➜ Voir la question écrite sur le site de l’Assemblée nationale.