Paris a la chance d’être l’une de ces villes du monde dont le simple nom éveille chez chacun un émerveillement, un enchantement, des souvenirs ou des désirs, une ode à l’Histoire et au patrimoine.
La réalité vécue est différente, entre la « ville musée » et la « ville-monde », celle des cartes postales et celle de la vie réelle, la ville des touristes et celle des habitants. La beauté de Paris c’est ce mariage unique entre la conservation de notre patrimoine et l’audace de la modernité.
Adversaires politiques, journalistes, professeurs d’histoire de l’art, habitants, nombreux sont ceux qui nous font le reproche d’un « Paris saccagé ». Plus que de la laideur, ils se plaignent principalement de l’encombrement. Si la véhémence des critiques et l’exagération qui y transparaît, pourrait prêter à sourire, les Parisiennes et les Parisiens s’interrogent sur un espace public en pleine mutation, où les usages évoluent sans cesse.
Nous avons lancé le travail du Manifeste pour une nouvelle esthétique parisienne dès le mois de novembre. Il est le fruit des échanges que nous avons déjà entrepris et que nous continuons de nourrir avec toutes celles et tous ceux qui vivent la Ville et la font vivre. Plusieurs milliers d’habitantes et d’habitants se sont mobilisés et ont formulés leurs propositions. Nous avons rencontré une centaine d’experts qui nous ont éclairés dans notre démarche.
Concertation, réflexion et actions, c’est ce triptyque que nous portons dans notre démarche. Les premières grandes actions que nous portons s’articulent avec les trois lignes de convergences issues de la concertation : harmonisation, mise en valeur de notre patrimoine historique et entretien de l’espace public.
Là est l’ambition de cette première étape du Manifeste pour la nouvelle esthétique parisienne, faire, avec chacune et chacun, une ville agréable, accueillante, fière de son patrimoine, déjà tournée vers l’avenir.